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Tant qu’il y a de la vie, il y a de … l’espérance ! L’adage, lui, dit : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » Mais entre espoir et espérance, il y a tout un monde … d’attente !

L’espoir est en effet une attente d’un événement favorable. 

L’espérance, quant à elle, est une attente confiante par laquelle nous désirons fermement et croyons que Dieu nous donnera la vie éternelle et les moyens nécessaires pour l’obtenir.

L’espérance est une des trois vertus théologales (avec la foi et la charité) pour lesquelles nous récitons notamment trois Je vous salue Marie au début du chapelet. 

Espoir = humain + temporel + souhait

Espérance = Dieu + éternité + vertu

En cette année de Jubilé placée sous le signe de l’espérance par le pape François, nous sommes justement invités à retrouver une espérance renouvelée dans notre vie quotidienne ; particulièrement en ce temps de l’Avent, où l’attente du Christ devient une occasion de nourrir notre espérance et notre engagement envers les autres.

Qu’est-ce que le Jubilé ?

Dans la Bible, et plus précisément l’Ancien Testament (Lévitique 25), le Jubilé était une année sacrée célébrée tous les 50 ans. Pendant cette année, les esclaves étaient libérés, les dettes annulées et les terres revenaient à leur propriétaire d’origine. C’était une manière de rappeler que tout vient de Dieu et que la société doit vivre dans la justice et la miséricorde.

Le mot « jubilé » vient d’ailleurs du nom hébreu « jobel » : corne de bélier, connue sous le nom de « shofar » lorsqu’elle est transformée en instrument de musique. Elle était utilisée dans le cadre de la cérémonie annonçant le début de l’année jubilaire à Rome.

Dans l’Église catholique, le premier Jubilé a été proclamé par le pape Boniface VIII en 1300. À l’origine célébré tous les 100 ans, il a été réduit à 50 ans par le pape Paul II en 1470, puis à 25 ans par le pape Clément VII en 1525, afin que davantage de fidèles puissent y participer.

Il existe 2 principaux types de Jubilé :

  • Ordinaire

Son objectif est de marquer un moment spirituel pour toute une génération comme dans l’Ancien Testament.

Le dernier Jubilé ordinaire était donc en 2000. Le thème avait été choisi par le pape Jean-Paul II « Jésus-Christ, hier, aujourd’hui et pour l’éternité »

  • Extraordinaire

Son objectif est de répondre à un appel particulier à la conversion, à la miséricorde, ou à un événement ecclésial.

Il s’agit du dernier Jubilé en date, celui de la miséricorde proclamé par le Pape François en 2016.

Il s’agit dans les deux cas d’une année particulière où la Porte Sainte (symbole majeur du Jubilé) est ouverte. Passer par cette porte signifie entrer dans l’année jubilaire et recevoir l’Indulgence plénière, si les conditions sont remplies.

Qu’est-ce que l’Indulgence plénière ?

C’est une indulgence qui remet en totalité la peine temporelle due pour des péchés déjà pardonnés (CEC n°1471). Elle montre que la miséricorde divine est sans limite.

Pour comprendre cette doctrine et cette pratique de l’Église il faut voir que le péché a une double conséquence :

– la faute : pardonnée par le sacrement de réconciliation

– la peine : conséquences du péché qui demeurent même après le pardon

Cette peine se divise en deux types :

– peine éternelle : séparation d’avec Dieu annulée par la confession

peine temporelle : conséquences qui restent à purifier

Chaque péché est comme un clou enfoncé dans le bois.

La confession enlève le clou (elle efface complètement la faute) mais il demeure le trou dans le bois (la peine temporelle).

L’Indulgence est une grâce de Dieu, par l’Église, qui vient aider à réparer ce trou et à restaurer le bois.

Quelles sont ces conditions ?

Pour recevoir l’Indulgence, l’Église demande non pas des “conditions techniques”, mais une disposition spirituelle accompagnée de gestes concrets.  Voici les concessions officielles que vous pouvez retrouver en détail sur le site du Vatican

  • Être en état de grâce

Cela signifie être libre de tout péché grave.

Les péchés véniels laissent des « effets résiduels », comme nous venons de le voir, qui peuvent nécessiter purification. L’Indulgence vise ces effets. 

  • Se confesser 

Une Confession sacramentelle récente est nécessaire. On n’est pas obligé de se confesser le même jour, mais il faut avoir l’intention de se convertir sincèrement.

  • Recevoir la Sainte Eucharistie

Il est certes mieux de la recevoir en participant à la Messe ; mais, pour l’Indulgence, seule la sainte communion est nécessaire.

  • Prier aux intentions du Pape

Il est demandé de dire quelques prières, par exemple un Notre Père, un Je vous salue Marie et un Gloire au Père. L’important est de prier pour les intentions du Saint-Père.

Il est bon, mais pas nécessaire, que la Confession sacramentelle, et en particulier la sainte communion et la prière pour les intentions du Pape soient effectuées le jour même où l’on accomplit l’œuvre indulgenciée ; mais il est suffisant, que ces saints rites et prières soient accomplis quelques jours (environ 20) avant ou après l’acte indulgencié.

Saviez-vous qu’il existe différentes manières d’obtenir l’Indulgence (même si vous n’avez pas prévu d’aller à Rome d’ici le 6 janvier 2026) ?

Les fidèles obtiennent généralement l’Indulgence en accomplissant un pèlerinage lié au Jubilé et en participant à une célébration liturgique ou prière dans ce lieu (messe, liturgie des heures, chapelet, chemin de croix…).

Les principaux lieux de pèlerinage se trouvent bien évidemment à Rome (dans une des 4 basiliques papales : Saint-Pierre, Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Paul-hors-les-Murs) et en Terre Sainte (Basiliques du Saint-Sépulcre à Jérusalem, de la Nativité à Bethléem et de l’Annonciation à Nazareth).

Mais chaque diocèse possède également un lieu désigné par l’évêque. Vous pouvez ainsi recevoir l’Indulgence en visitant le lieu sacré désigné comme jubilé à côté de chez vous !

C’est ce que j’ai vécu avec mon groupe de Bible Study début décembre. Nous avons pu nous confesser et participer à la messe. Puis nous nous sommes retrouvées dans le sanctuaire désigné dans notre ville par notre diocèse. Le prêtre a commencé par partager son expérience de pèlerinage à Rome en octobre dernier et nous a expliqué la signification du logo du Jubilé 2025. 

Les 4 personnes représentent les 4 coins du monde. Elles sont rattachées l’une à l’autre pour nous montrer que le chemin du pèlerin n’est pas un fait individuel, mais communautaire. La personne en tête est agrippée à la croix. C’est le signe non seulement de la foi, mais aussi de l’espérance qui ne peut jamais être abandonnée parce que nous en avons toujours besoin, surtout dans les moments de grande nécessité.

Le prêtre nous a ensuite demandé de regarder de plus près la partie inférieure de la croix. Il s’agit en effet d’une ancre utilisée pour stabiliser le navire (notre vie) durant les tempêtes (les épreuves). Elle symbolise l’espérance, tout comme la couleur verte utilisée pour la devise “Pèlerins d’espérance”.

Puis il nous a lu un texte, nous a aspergé d’eau bénite et nous avons franchi la porte de la miséricorde.

Nous avons ensuite vécu un temps de prière, de méditation et d’adoration.

C’était une très belle expérience que les personnes malades ou empêchées peuvent faire spirituellement.

Le Jubilé insiste également beaucoup sur les gestes concrets de charité. Donc si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer vers le lieu jubilaire le plus proche de chez vous, vous pouvez accomplir une œuvre de miséricorde ou de pénitence. Voici quelques exemples :

  • participer à une mission, des exercices spirituels, une formation sur Vatican II ou le Catéchisme ;
  • pratiquer les œuvres de miséricorde corporelle : nourrir, vêtir, visiter, accueillir, soigner…
  • pratiquer les œuvres de miséricorde spirituelle : conseiller, pardonner, consoler, prier…
  • Visiter les personnes en difficulté en passant du temps auprès des malades, des personnes âgées isolées, des prisonniers, des personnes handicapées.
  • redécouvrir la pénitence du vendredi : abstinence, jeûne, renoncer à des distractions superficielles (réseaux sociaux, consommation excessive), donner un soutien matériel aux pauvres ou à des œuvres de charité, offrir du temps en bénévolat…

Il n’est jamais trop tard pour laisser notre cœur s’ouvrir à l’espérance !

Je vous souhaite un très beau et Saint temps de l’Avent et vous dis à bientôt sur votre blog Do u wonder?

Et vous, comment vivez-vous cette Année Sainte ?

2 réponses à « Et si l’espérance frappait à votre porte ? »

  1. Avatar de Marie nous visite : Guadalupe – Do u wonder ?

    […] Et il n’est pas trop tard pour recevoir l’Indulgence (je vous invite à lire le post Et si l’espérance frappait à votre porte ? pour en savoir […]

    J’aime

  2. Avatar de
    Anonyme

    Il est important de souligner également que :

    Il est possible de gagner chaque jour une indulgence plénière pour soi-même ou pour une malheureuse âme du Purgatoire mais pas pour une autre personne vivante.

    L’image du morceau de bois, des clous et des traces de clou est excellente. Je la garde précieusement

    Aimé par 1 personne



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